Triple A et diabète

diabeteJ’ai la chance d’être en stage chez des médecins généralistes qui ont beaucoup d’expérience, ils approchent de la retraite. Mais surtout j’apprends beaucoup avec eux. L’un d’eux a des méthodes d’éducation auprès de ses patients très imagées et en même temps qui marquent de par leur lien avec les sujets d’actualité récents.

Ainsi, le patient diabétique de type 2 se doit pour sa santé, pour vivre avec une qualité de vie la plus agréable possible suivre l’exemple du Triple A!!! Ce n’est pas de l’économie avec une agence qui vous donne une note, quoi que l’assurance maladie note déjà les médecins en fonction des objectifs d’HbA1c qu’atteignent leurs patients (et d’autres objectifs dont je ne ferai pas la liste). Non, mais il s’agit d’économie, oui d’économie de qualité de vie. On ne peut pas vraiment jouer sur la quantité de vie puisque nous ne connaissons pas les limites de chacun ni les évènements intercurrents qui vont survenir, mais on peut jouer sur la qualité.

Adhésion au traitement :

Ca peut paraitre évident et pourtant…il est important qu’un patient diabétique adhère au traitement qui lui est prescrit. Pour cela, on s’adapte en fonction des données des recherches scientifiques nous disant que tel produit est efficace et que tel autre n’apporte rien de plus, l’administration du médicament (une insuline peut-elle être réalisée par le patient lui-même ou faut-il qu’une infirmière passe au domicile du patient?), l’avancement du diabète (en commençant donc par des règles hydiéno-diététiques avant de passer à des comprimés puis à de l’insuline). Et puis il y a les recommandations de la HAS (toute dernière en janvier 2013) ou de groupes d’experts. Evidemment, un patient qui refuse de se faire soigner risque d’avoir des complications de son diabète, comme Mamie Yasmina qui est presque complètement aveugle car elle a toujours refusé de se faire traiter…et je ne parle pas des complications cardio-vasculaires, neurologiques, des infections, des maux perforants plantaires allant jusqu’à l’amputation des membres inférieurs.

Alimentation équilibrée :

La première étape de la prise en charge du diabète passe par des règles hygiéno-diététiques! Parler de régime est une aberration, tout le monde est d’accord là dessus aujourd’hui (enfin j’espère). On ne peut pas demander à quelqu’un (allergies mises à part) d’exclure une partie de son alimentation habituelle, et c’est aussi le discours des nutritionnistes. Il convient bien mieux de parler d’alimentation équilibrée (et ce qui marche pour le diabète, marche aussi pour perdre du poids). Il convient donc de manger de tout en prenant garde d’avoir des apports en quantité raisonnable, avec des repas réguliers (3 repas avec éventuellement une collation), et chez les diabétiques de faire attention aux aliments sucrés. Evidemment, un repas de fête une fois de temps en temps, on ne va pas l’empêcher de prendre un peu de gateau pour son anniversaire de mariage ou fêter la naissance d’un petit enfant ; ça reste un extra pour une occasion particulière.

Activité physique :

Ce A est intimement lié au précédent. L’alimentation représente les entrées sur une balance, l’activité physique représente les sorties. Si on mange de manière équilibrée en quantité raisonnable, tout en ayant une activité physique régulière, la balance sera équilibrée et finie la prise de poids. S’en suit une diminution de la résistance à l’insuline, une meilleure répartition des sucres dans l’organisme et ainsi un diabète équilibré et une baisse de poids (c’est un cercle vertueux). On ne demande pas de courir un marathon. Les efforts sont à moduler selon les personnes. Bien souvent les diabétiques ont aussi d’autres problèmes de santé, notamment sur le plan cardio-vasculaire. Une marche quotidienne, du vélo ou de la natation sont des activités tout à fait compatibles avec leur état de santé, améliorant par la même occasion les fonctions cardiovasculaires. Le vélo est une activité compatible avec les gens souffrant de coxarthrose (arthrose de hanche) ou gonarthrose (arthrose du genou) puisque le poids du corps ne porte plus sur l’articulation ; et en perdant du poids, on diminue l’évolution destructrice de l’articulation.

En somme, respecter le triple A fait entrer le patient dans un cercle vertueux, lui permettant d’avoir un meilleur état de santé. Il s’assure un capital santé.

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